Les unités et les chiffres
Deux unités qui ne se mélangent jamais
Les produits finis se déclarent en hectolitres de volume (hL) : ce que contiennent les bouteilles et les cuves.
Les matières premières se déclarent en hectolitres d’alcool pur (hLap) : le volume multiplié par le titre. Cent litres à 50 % font un demi-hectolitre d’alcool pur.
Ces deux chiffres ne s’additionnent pas et ne se comparent pas. Un stock de matières premières de 176 hL de volume et une déclaration de 82 hLap ne sont pas en contradiction : c’est le même stock, dit dans deux unités. Chaque ligne du rapport porte donc son unité, et aucun total ne traverse les deux.
Pourquoi la déclaration ne se lit pas comme un inventaire
Une déclaration ne dit pas ce qu’il y a dans l’entrepôt : elle dit ce qui est entré et sorti, et ce qui reste selon les comptes. L’inventaire, lui, dit ce que la mesure physique trouve. Les deux doivent concorder — c’est l’objet du troisième rapprochement — mais ils ne répondent pas à la même question.
Une conséquence pratique : un stock de fin négatif est impossible dans un entrepôt et parfaitement possible dans des comptes. Il signale une saisie qui manque, pas un alcool qui aurait disparu.
Les matières premières se déclarent en une seule ligne
La déclaration les réunit sous un seul libellé, sans titre alcoométrique. Vos comptes, eux, les ventilent par titre, et un entrepôt de vieillissement en compte facilement plusieurs dizaines.
Ce n’est pas une perte d’information : l’alcool pur se cumule exactement, et le détail par titre reste dans vos comptes. C’est ce que la documentation de CIEL prévoit, et ce que vous déclarez depuis l’origine.
Cinq décimales, et ce qui s’y joue
Les volumes se déclarent avec cinq décimales — le centième de millilitre. À cette résolution, des arrondis apparaissent dès qu’on agrège des dizaines de séries : ils sont épurés et signalés, jamais laissés à l’interprétation.
Les montants de droits, eux, connaissent une différence systématique : l’administration tronque à la quatrième décimale là où notre pré-liquidation arrondit. Sur une déclaration entière, cela représente quelques dix-millièmes d’euro, effacés par l’arrondi à l’euro du montant à payer. C’est pourquoi les deux chiffres peuvent différer au dix-millième tout en donnant le même montant dû.
Le titre fait foi, et ne détermine rien
Le titre alcoométrique d’un produit est une donnée déclarée, exacte : aucun rapprochement ne tolère d’écart sur un titre.
En revanche, le titre ne dit pas la catégorie fiscale d’un produit. Celle-ci se lit sur la nomenclature combinée, jamais sur le degré : deux alcools au même titre peuvent relever de catégories différentes, et c’est le classement — pas le taux — qui porte le risque pour l’entrepositaire.